Pour un plan vélo 2.0, pourquoi ?

DĂ©velopper la pratique du vĂ©lo en ville : bien sĂ»r ! Mais comment, en respectant l’équilibre avec les autres modes de dĂ©placement ?

La municipalitĂ© grenobloise avait inscrit cet objectif dans ses engagements, et la MĂ©tro a adoptĂ© en 2014 un Plan vĂ©lo pour l’agglomĂ©ration. Le projet a Ă©tĂ© baptisĂ© ChronovĂ©lo en 2015.

Depuis, comment se met-il en Ɠuvre ? Des annonces gĂ©nĂ©rales, mais peu d’informations concrĂštes, et pas du tout de concertation publique, malgrĂ© les demandes de plusieurs associations dont des unions de quartier, malgrĂ© la promesse de 2015 du PrĂ©sident du SMTC qu’il « y aura bien sĂ»r une concertation plus large avec les acteurs Ă©conomiques, avec les citoyens   ». Mais en mai-juin 2018 on dĂ©couvre, lors de rĂ©unions « de dialogue » organisĂ©es par la MĂ©tro, des projets quasiment dĂ©finitifs, et en mĂȘme temps incomplets et imparfaits mais dont l’exĂ©cution est dĂ©jĂ  programmĂ©e. Ces projets sont prĂ©sentĂ©s sur diffĂ©rents secteurs (Cours Lafontaine, Gare, Estacade, Cours Berriat) sans vision globale, et confirment les inquiĂ©tudes que l’on pouvait avoir : les autoroutes Ă  vĂ©los, c’est trĂšs bien en pĂ©riphĂ©rie quand c’est bien fait, mais pas en centre-ville oĂč c’est mĂȘme source de danger !

Le centre-ville, c’est le lieu de la mixitĂ©, du mĂ©lange, de l’échange, de la convivialitĂ©, de la lenteur
 pas celui de la vitesse, du transit, de la fracture, de l’exclusion. Cela, toutes les villes françaises et europĂ©ennes semblent l’avoir compris – sauf Grenoble ?

Au-delĂ  de la critique des projets prĂ©vus, il est temps de sortir le nez du guidon pour ne plus foncer dans une impasse. Avec les mĂȘmes objectifs, les mĂȘmes ambitions, il faut et il est possible de faire Ă©voluer le Plan vĂ©lo, corriger le schĂ©ma gĂ©nĂ©ral (surtout sur Grenoble), revoir les prioritĂ©s (en amĂ©liorant d’abord l’existant et en suivant l’exemple des villes de rĂ©fĂ©rence comme Strasbourg et Bordeaux, respectivement n°4 et n°6 au classement mondial de Copenhagenize), proposer des solutions alternatives pragmatiques, sans opposer les diffĂ©rents usages.

Pour la qualitĂ© de la vie urbaine, pour un partage plus Ă©quilibrĂ© de la rue, et avec un vĂ©ritable dialogue qui laisse sa place Ă  l’expertise d’usage qu’apportent les citoyens


Quand il y a des bugs avérés ou prévisibles, il faut savoir reprendre un logiciel. Pour un plan vélo 2.0 !

🚮kiđŸš¶ collectif Le VĂ©lo Qui Marche – 🚮ki👍

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