Les villes les plus cyclables au monde. STRASBOURG est n°4 ! Et Grenoble ?

Le classement « Copenhagenize » s’est imposé comme la référence dans l’évaluation mondiale des villes les plus « bicycle friendly », dont il donne le top 20 tous les 2 ans. Il est réalisé par une équipe d’urbanistes spécialisés dans le « bicycle urbanism » qui conseillent villes et gouvernements sur comment travailler à un environnement urbain propice au vélo. Ils sont basés à Copenhague, Barcelone, Bruxelles, Montréal.

LE PODIUM DU CLASSEMENT

PAYS VILLES CLASSEMENT
Danemark Copenhague n°1
Hollande Utrecht, Amsterdam n°2 et 3
France Strasbourg n°4

Strasbourg vient juste après Amsterdam ! Sans surprise, au sommet du classement se trouvent Copenhague et la Hollande, où les parts modales du vélo sont énormes.

PARTS MODALES

Il convient en premier lieu de voir quelles sont les parts modales de l’ensemble des modes doux, dont le vélo. Ces données sont fournies par la European Platform on Mobility Management (EPOMM).

Quelques observations :

  • c’est à Copenhague, 1ère du classement, que la part du vélo est la plus forte.
  • à Copenhague comme à Utrecht et Amsterdam, on pédale plus qu’on ne marche à pied ou qu’on utilise les transports en commun !
  • à Strasbourg, le premier mode doux est la marche, suivi des transports en commun puis du vélo.

COPENHAGUE

Lisez : Copenhague, la ville la plus cyclable au monde

LA HOLLANDE

Lisez : la hollande un monde du vélo totalement à part

STRASBOURG

Avec Strasbourg, classée juste après Amsterdam, on quitte le monde du vélo dominant pour revenir dans celui où le premier mode doux est la marche à pied.

Comme à Copenhague, les autoroutes à vélos de Strasbourg sont en couronnes autour du centre (voir ci-dessous). Bordeaux, qui frôle le top 5 en étant classée n°6, suit ce même schéma et Toulouse en a décidé de même. Si les couronnes de ces trois villes étaient implantées à Grenoble, elles passeraient hors centre-ville, entre 0,8 km et 0,3 km en moyenne au sud des Grands Boulevards.

ET GRENOBLE ?

La plus grande prudence s’impose avant d’ériger aveuglément Copenhague ou les villes de Hollande en modèles pour Grenoble, comme on peut l’entendre de la bouche de militants et de certains élus. D’abord parce que ces villes où le vélo domine les autres modes doux sont un ailleurs cycliste, tant en termes d’investissements, que de parts modales ou de règles de fonctionnement. Ensuite parce qu’il n’y a pas seulement à prendre, il y a aussi à laisser. Enfin parce que la domination s’accompagne toujours de problèmes, celle du vélo ne faisant pas exception. Le magazine Le Point y a consacré un dossier sur Copenhague et les Pays Bas. Cette vidéo sur Amsterdam en témoigne aussi.

Les modèles pour Grenoble se trouvent en France : Strasbourg et Bordeaux. Ce ne sont pas n’importe lesquels puisque Strasbourg vient juste derrière Amsterdam au classement mondial de « Copenhagenize », et Bordeaux juste après le top 5 !

Le plan « Chronovélo » des autoroutes à vélos de Grenoble prévoit un axe est/ouest tracé à l’intérieur de la ville centre. Pourquoi alors que c’est ce qu’évitent de faire les villes où le vélo se développe le mieux ? Pourquoi alors que les problèmes du Cours des 50 Otages à Nantes sont désormais connus ?

Le but à Grenoble est-il de tenter une expérimentation de ville cobaye à contre-courant de tous ? Ou est-ce de construire une solution qui développe les modes doux aussi bien que chez les premiers de la classe française et internationale que sont Strasbourg et Bordeaux ?

Pour un plan vélo 2.0 !

🚴ki🚶 collectif Le Vélo Qui Marche – 🚴ki👍

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